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Sciences de gouvernement, sociologie historique
| 2010 | |
| « Les républiques du concours. L'identification du mérite bureaucratique en France et aux Etats-Unis »,, in Denis-Constant Martin, L'identité en jeux - Pouvoirs, identifications, mobilisations, Paris, Karthala, 2010, p. 157-178. |
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| 2009 | |
| « La objetividad del Estado. Sur la science de gouvernement des Chicago Boys dans le Chili de Pinochet », dans Cahiers de recherche / Working papers PACTE, décembre 2009, 25 p. |
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| 2008 | |
| « Dans l'ombre portée d'un concept. La notion de compétence dans les manuels de science politique des années 1950-60 », dans Le droit figure du politique. Mélanges offerts au professeur Michel Miaille, Jean-Louis Autin & Laurence Weil (dir.), Montpellier, Université Montpellier 1, 2008, vol. 1, p. 337-351. |
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| 2006 | |
| Les "sciences" de l’action
publique (dir.), Grenoble, Presses Universitaires de
Grenoble, 2006. Quelle place les savoirs produits par la science politique tiennent-ils dans le gouvernement des hommes et des territoires ? Comment ces outils d'analyse sont-ils mobilisés concrètement par les pouvoirs publics ou les groupes d'intérêt ? Par qui sont-ils certifiés et sous quelles conditions ? En retour, quelle incidence a cette instrumentalisation sur la nature et le statut des laboratoires où s'élaborent ces concepts politiques ? Dans l'Europe contemporaine, jamais ces questions n'ont paru si sensibles. Il est vrai qu'une véritable industrie des " études " et " expertises " s'est développée. Longtemps cantonnée à la fonction Recherche des administrations nationales, la voilà qui s'organise dans et autour des institutions européennes : Conseil de l'Europe, Commission, Banque centrale européenne, Parlement, Cour de Justice, etc. Phénomène entièrement nouveau ? Sans doute pas. Que la recherche scientifique participe des processus de régulation publique est un fait ancien. Pourtant tes formes prises par cette " participation " appellent de nos jours une réflexion spécifique. Invoquées ou contestées, elles sont au cœur des controverses sur les façons d'administrer la Cité. Défendues par les uns comme un garde-fou contre la démagogie et le populisme, elles sont attaquées par les autres comme mettant en péril les règles de la représentation politique, voire comme une manière de " confisquer " la décision publique. Derrière ce débat, une question se pose : comment les savoirs de l'action publique hérités des Trente Glorieuses se sont-ils recomposés notamment sous la double action de t'européanisation des politiques publiques et de la redéfinition du rôle de l'État face au marché ? Quelles figures du pouvoir sont associées à cette transformation fondamentale, celle du passage d'un monopole étatique à une pluralité de systèmes d'action publique, celle de rapports renouvelés entre ingénierie de gouvernement, sciences sociales et action politique. |
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| « Las conspiraciones ante el espejo de una "ciencia del poder". O las lecciones liberales del ministro François Guizot », dans Teorias de la Conspiracion, Juan Cristobal Cruz Revueltas, Jesus Rodriguez Zepeda (dir.), Mexico, Publicaciones Cruz O.S.A., 2006, p. 63-104. |
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| 2004 | |
| « Sciences de gouvernement », dans L. Boussaguet, S. Jacquot et P. Ravinet (co-dir.), Dictionnaire des politiques publiques, préface de Pierre Muller, Paris, Presses de Sciences Po, 2004, p. 398-405. |
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| « Conspirations et science du
pouvoir chez François Guizot », Revue française
d'histoire des idées politiques, 19, 2004, p. 125-150. La conception que développa François Guizot des complots, brigues et autres attentats, dans un texte publié en 1821, se veut proche d'une science de gouvernement. Science qui, à la manière du caméralisme allemand, prétendait fondre la philosophie politique et les préceptes de l'action administrative en une sorte de savoir d'Etat destiné à incarner une autre rationalité sur et dans la gestion de l'ordre public. Un travail d'autant plus intéressant qu'il inspirera la loi du 23 avril 1832 et que son auteur sera lui-même confronté, comme ministre de Louis-Philippe, à des mouvements insurrectionnels qui mettront à rude épreuve cette conception de la science du pouvoir. Et cette ingénierie de gouvernement. |
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| 2003 | |
| Les sciences de gouvernement,
(co-dir. Martine Kaluszynski, Gilles Pollet), Paris,
Economica, coll. Études Politiques, 2003. La conduite des hommes et des choses ? Elle doit s'exercer depuis le XIXe siècle en Europe par la mobilisation de « savoirs spécialisés ». Non par l’observance stricte du droit, fut-il naturel, ou dans l’ombre portée de la Philosophie mais guidée par « l’expérience ». Il ne s’agit nullement pour ses hérauts de dégager les formes du Gouvernement le plus légitime ou de déterminer quelle portion de liberté l'homme peut avoir reçue de la nature. Délaissant ces « spéculations métaphysiques », les sciences de gouvernement ont frayé la voie à un autre discours. Si la gestion des hommes et des territoires doit être soustraite aux catégories philosophiques ou juridiques, par exemple à l’antique prudentia civilis avec ses préceptes solennels influencées par le néo-stoïcisme, c’est parce que la rationalité du gouvernement est désormais conçue comme une rationalité sur le gouvernement. Parce qu’elle se fonde sur des outils et des techniques élevés au rang de garants, sinon de critères de l’action publique. Voilà à quoi s’attache cet ouvrage issu d’un colloque organisé par le CERAT notamment le groupe de sociologie historique des sciences de gouvernement. |
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| 2002 | |
| « Pour une sociologie historique
des sciences de gouvernement », (avec Martine Kaluszynski), Revue
française d'administration publique, 102, avril-juin
2002, p. 229-243. Comment la conduite de l’action publique est-elle devenue objet de science ? Tel est l’enjeu de cet axe de recherche développé depuis 2000 au CERAT et auquel cet article donne une formulation théorique. Avec l'avènement en Europe des monarchies absolutistes, avec le développement d'administrations monopolisant les fonctions gouvernementales, la science tient une place capitale dans le gouvernement des hommes. Nombreux vont être dès lors les réformateurs s’efforçant de constituer leurs savoirs en « sciences gouvernementales ». Des savants évidemment, mais aussi des administrateurs, des philanthropes, des mécènes, des hommes de lettres, des magistrats... Souvent sans sépulture académique, ces figures ont eu un rôle déterminant. Elles ont imposé, sous couvert de projets réformistes, de nouvelles connaissances au cœur de l’action publique. Reconstituer leur rôle ne revient pas à réparer une injustice. Il s’agit plutôt d’analyser l’entrée en jeu de savoirs dont participent les dispositifs qui, encore de nos jours, encadrent le social. Plus exactement : de suivre leur métamorphose en ingénierie d’État mais aussi de comprendre leur institutionnalisation sous la forme de « disciplines » et parfois de « communautés académiques ». |
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| 1996 | |
| « Le XIXe siècle au
miroir de la sociologie historique » (avec Yves Deloye),
Revue d'histoire du XIXe siècle, vol. 13, n° 2, 1996,
p. 47-57. {Texte d'un rapport à la Journée d'études de la Société d'histoire de la Révolution de 1848 et des Révolutions du XIXe siècle, Paris, le 12 octobre 1996} Le politique a toujours été un espace du savoir historique. Mais la conception qu’en ont donnée l’école des Annales, puis l’histoire économique et sociale avait fini par le reléguer dans de lointaines périphéries : celles de l’évènementiel ou de l’institutionnel. Depuis quelques années, le développement d’une sociologie historique du politique permet de revenir sur cet héritage. Non pour promouvoir un quelconque « retour à » mais pour dépasser, autrement dit pour intégrer et prolonger des clivages aujourd’hui inopérants. Traversant les barrières disciplinaires, cette interrogation prend appui de façon privilégiée sur l’étude du XIXe siècle. C’est ce tournant historique de la science politique qu’examine cet article, tant dans ses enjeux épistémologiques que dans ses contenus thématiques. |
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